Noël est arrivé un ptit peu en avance : ma jolie maman m’a envoyé un colis. Et pas un colis de fillette, non-non, un bon gros-qui-pèse et qui rentabilise les Prets-à-poster. Rentrée tôt chez moi, un avis de passage du facteur m’attendait, sagement coincé dans la boîte aux lettres. A peine sortie de la voiture que j’y remontais déjà, le coeur battant, direction la poste du coin. Mon enthousiasme est depuis toujours grand à l’idée de recevoir du courrier, encore plus un paquet, et ce symptome s’est encore aggravé depuis que je vis à l’étranger. J’imagine que çà tient à l’idée réconfortante que ceux qui sont loin pensent quand meme à moi...et ça fait tellement de bien de savoir qu’on est pas oublié malgré les kilomètres.
J’ai saisi l’occasion pour envoyer un ptit kekchose à mes parents et ai donc recuperé la bête.
Aprés quelques minutes dans la voiture, mais qu’est-ce donc ? Quelle est cette sensation étrange et familière à la fois ? N’est-ce pas là un fumet délicat qui vient chatouiller mes narines froidies par le vent des montagnes ? Voilà donc identifiée une partie du colis : mon nez de détective, qui est essentiellement détective "rayon crèmerie", ne me trompe pas, ça sent le fromage, le vrai qui pue, le vrai qui coule. Bonheur, joie !
Emportée par une énergie nouvelle, je grimpe quatre à quatre les escaliers, ouvre la porte, et d’un geste rapide et précis, ouvre la source de mes futurs délis gastronomiques !...Je ne crois pas si bien dire, c’est la débauche alimentaire à l’interieur du paquet : je repère les (quatre) fromages, les renifle de contentement avant de les déposer delicatement dans le frigo, mais d’autres delices m’attendent. Pâtes de fruits, chocolats et marrons glacés sont sagement alignés au fond de la boîte, joliment emballés dans leur beau papier brun et leurs rubans orange ! Je suis toute émue !
Je ne suis pas une grande dévoreuse de sucrerie (à part le chocolat...mais le chocolat, c’est thérapeutique, hein, on va dire ça), mais retrouver des choses de « chez moi », des goÛts un peu oubliés, fait plaisir, fait du bien, fait chaud au coeur, surtout à l'approche des fêtes.
Tous les ans, à cette periode de l’année, ma maman (chérie-jolie) s’enquiert au telephone de « ce qui me ferait plaisir ». Elle insiste, ne se contente pas d’un non ou d’un vague « ché pas trop » ; au moins cette période de l’année, elle ne lachera pas le morceau pour me faire plaisir, pour que ce soit un peu plus les fêtes pour moi. Son plaisir de me faire plaisir est palpable et...je ne peux pas le dire autrement...rajoute à mon plaisir, et ressemble au mien quand je la tanne pour savoir ce qu’elle veut pour son anniversaire, Noël ou n’importe quelle date que j’aurais decidée (arbitrairement, parce que des fois, il n’y a pas de raison particuliere pour faire plaisir).
Le marron glacé de ce confiseur que j'aime tant...mm, quel délice !
Une maman qui pense à m'envoyer des douceurs, de la douceur à des milliers de kilomètres...encore meilleur... !
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