L’hiver est déjà là, et pourtant, ce matin, sur le chemin de la bibliothèque, c’est l’odeur de l’automne qui est venue chatouiller mes narines. La pluie d’hier a dû infiltrer les feuilles tombées au sol et réveiller leur saveur, leur parfum de bois et de terre.
Ce matin donc, l’air sentait l’automne et me rappelait ceux baignés de lumière jaune opalescente de mon enfance, de mon adolescence, loin d’ici.
Ici, cette lumière si particulière, où tout semble recouvert d’un léger voile d’or, cette douce lumière pas encore froide des derniers moments avant l’hiver et le vrai froid, est rare.