Un peu de tant ...
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Parce qu’un ptit bilan, parfois, ne fait pas de mal.
Parce qu’il permet, parfois, de faire mieux la prochaine fois.
2005, looooongue année.
Riche année et, paradoxalement, année vide.
Année de convalescence et de digestion de 2004 ? Peut-être, oui.
Le premier trimestre, je me remets doucement de mon abime de fin 2004.
Je commence tout juste à respirer à nouveau et la sensation est agréable.
La réalité est quand même là : j’ai trois années de recherche à concrétiser et le passage à l’écriture est loin d’être mon fort. L’enfantement se fait dans la douleur, au propre comme au figuré. Chaque mot est arraché et rien ne vient spontanément, rien ne coule librement de ma plume. C’est la pure force du poignet (sans jeu de mot, hein) qui donne naissance à chaque ligne. Une vraie torture.
On parle de l’angoisse de la page blanche ou de la paralysie de l’écrivain et «tout le monde » ou presque m’avait plus ou moins averti de ce curieux phénomène, dont je ne pensais pas grand chose avant d’y être confrontée. Tant bien que mal toutefois, le premier chapître prend forme, et le resultat, je le sais, est trop dense, trop « information pure » et aura besoin d’être repris, remodelé et refondu pour etre réellement lisible. Je l’envoie tout de même à mon directeur de recherche pour avoir son avis sur le fond et ses éventuels conseils.
Un, deux, trois mois passent sans réponse, et c’est seulement ma venue en France qui motivera le monsieur à jeter un oeil à mon travail. Il me faudra parcourir quelques milliers de kilometres pour réaliser que sa lecture n’a été que diagonale et que du coup, ses conseils sont ne sont qu’approximatifs, plus que vagues. Trois mois d’attente et de relances, d’appréhension aussi...déception vis à vis de cet homme dont je respecte le travail. Et culpabilité, hein, parce que sans, c’est pas drôle : je finis par penser que ma recherche ne vaut pas la peine puisque même mon directeur ne se donne pas la peine de le lire avec attention et de me proposer un avis concret. (vi-vi, je sais, le monde de la recherche n’est pas un univers de perfection, mélant effervescence des connaissances et volonté de partage du Savoir en vue d’une amélioration globale de l’humanité...je sais tout ça...mais quand même, y’a un minimum syndical...non ?)