Le matin et moi avons une relation houleuse.
Non que je ne l'aime pas, bien au contraire, mais le passage obligatoire par la case "reveil", surtout s'il est impose et/ou necessaire, se transforme parfois en une bataille acharnee.
Apres deux semaines d’une bataille sans merci avec la sonnerie du reveil...et ma victoire systematique avec replongee dans le sommeil immediate....le miracle a fini par se produire, voila deux jours que je parviens a m’extirper de sous la couette, peniblement certes, et surtout a passer en mode « reveil, action ».
Le chauffage, programme pour se mettre en marche a une heure donnee, ouvre le bal, et son ronron effleure progressivement mes oreilles encore ensommeillees, en meme temps qu’il rechauffe doucement la piece, rendant la separation d’avec la couette (un peu) moins traumatisante.
Puis, une vingtaine de minutes plus tard, une premiere sonnerie me declare sans embage qu’il est bientot l’heure...comme je resiste, je me blottis plus profond encore dans mon univers moelleux, une autre sonnerie cinq minutes plus tard vient me confirmer qu’il est temps pour cette journee de commencer. Sauf que jusqu’ici, il est facile d’eteindre le tout et de repartir sans trop de remords (car niveau de conscience extremement bas les premieres 40 minutes post-reveil).
C’est la que commence la mise en place des grands moyens, le coeur de la strategie special reveil. Dans la piece voisine, une autre sonnerie se prepare en effet a me tirer du lit, physiquement cette fois, ultime melodie.
Et avant que ma volonte, quasi-inexistante en ces heures matinales, ne cede, la derniere note a cette orchestration : la tele se met en route. Des humains bougent dans le boite, eux sont reveilles...a mon tour !
Mais demain, c'est samedi, jour de greve du reveil, moments prolonges de bonheur moelleux dans les oreillers !

