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Vendredi 16 décembre 2005



Le matin et moi avons une relation houleuse.

    Non que je ne l'aime pas, bien au contraire, mais le passage obligatoire par la case  "reveil", surtout s'il est impose et/ou  necessaire, se transforme parfois en une bataille   acharnee.

     Apres deux semaines d’une bataille sans merci avec la sonnerie du reveil...et ma victoire systematique avec replongee dans le sommeil immediate....le miracle a fini par se produire, voila deux jours que je parviens a m’extirper de sous la couette, peniblement certes, et surtout a passer en mode « reveil, action ».

        Mais pour en arriver la, il faut bien avouer que j’ai du prendre des mesures drastiques. C’est une veritable symphonie matinale que j’ai mise en place pour me guider hors du lit.

        Le chauffage, programme pour se mettre en marche a une heure donnee, ouvre le bal, et son ronron effleure progressivement mes oreilles encore ensommeillees, en meme temps qu’il rechauffe doucement la piece, rendant la separation d’avec la couette (un peu) moins traumatisante.

     Puis, une vingtaine de minutes plus tard, une premiere sonnerie me declare sans embage qu’il est bientot l’heure...comme je resiste, je me blottis plus profond encore dans mon univers moelleux, une autre sonnerie cinq minutes plus tard vient me confirmer qu’il est temps pour cette journee de commencer. Sauf que jusqu’ici, il est facile d’eteindre le tout et de repartir sans trop de remords (car niveau de conscience extremement bas les premieres 40 minutes post-reveil).

      C’est la que commence la mise en place des grands moyens, le coeur de la strategie special reveil. Dans la piece voisine, une autre sonnerie se prepare en effet a me tirer du lit, physiquement cette fois, ultime melodie.

      Et avant que ma volonte, quasi-inexistante en ces heures matinales, ne cede, la derniere note a cette orchestration : la tele se met en route. Des humains bougent dans le boite, eux sont reveilles...a mon tour !


Mais demain, c'est samedi, jour de greve du reveil, moments prolonges de bonheur moelleux dans les oreillers !


Par Mathilde
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Mardi 20 décembre 2005





        Noël est arrivé un ptit peu en avance : ma jolie maman m’a envoyé un colis. Et pas un colis de fillette, non-non, un bon gros-qui-pèse et qui rentabilise les Prets-à-poster. Rentrée tôt chez moi, un avis de passage du facteur m’attendait, sagement coincé dans la boîte aux lettres. A peine sortie de la voiture que j’y remontais déjà, le coeur battant, direction la poste du coin. Mon enthousiasme est depuis toujours grand à l’idée de recevoir du courrier, encore plus un paquet, et ce symptome s’est encore aggravé depuis que je vis à l’étranger. J’imagine que çà tient à l’idée réconfortante que ceux qui sont loin pensent quand meme à moi...et ça fait tellement de bien de savoir qu’on est pas oublié malgré les kilomètres.

        J’ai saisi l’occasion pour envoyer un ptit kekchose à mes parents et ai donc recuperé la bête.

      Aprés quelques minutes dans la voiture, mais qu’est-ce donc ? Quelle est cette sensation étrange et familière à la fois ? N’est-ce pas là un fumet délicat qui vient chatouiller mes narines froidies par le vent des montagnes ? Voilà donc identifiée une partie du colis : mon nez de détective, qui est essentiellement détective "rayon crèmerie", ne me trompe pas, ça sent le fromage, le vrai qui pue, le vrai qui coule. Bonheur, joie !

 

        Emportée par une énergie nouvelle, je grimpe quatre à quatre les escaliers, ouvre la porte, et d’un geste rapide et précis, ouvre la source de mes futurs délis gastronomiques !...Je ne crois pas si bien dire, c’est la débauche alimentaire à l’interieur du paquet : je repère les (quatre) fromages, les renifle de contentement avant de les déposer delicatement dans le frigo, mais d’autres delices m’attendent. Pâtes de fruits, chocolats et marrons glacés sont sagement alignés au fond de la boîte, joliment emballés dans leur beau papier brun et leurs rubans orange ! Je suis toute émue !

        Je ne suis pas une grande dévoreuse de sucrerie (à part le chocolat...mais le chocolat, c’est thérapeutique, hein, on va dire ça), mais retrouver des choses de « chez moi », des goÛts un peu oubliés, fait plaisir, fait du bien, fait chaud au coeur, surtout à l'approche des fêtes.

      Tous les ans, à cette periode de l’année, ma maman (chérie-jolie) s’enquiert au telephone de « ce qui me ferait plaisir ». Elle insiste, ne se contente pas d’un non ou d’un vague « ché pas trop » ; au moins cette période de l’année, elle ne lachera pas le morceau pour me faire plaisir, pour que ce soit un peu plus les fêtes pour moi. Son plaisir de me faire plaisir est palpable et...je ne peux pas le dire autrement...rajoute à mon plaisir, et ressemble au mien quand je la tanne pour savoir ce qu’elle veut pour son anniversaire, Noël ou n’importe quelle date que j’aurais decidée (arbitrairement, parce que des fois, il n’y a pas de raison particuliere pour faire plaisir).


Le marron glacé de ce confiseur que j'aime tant...mm, quel délice !
Une maman qui pense à m'envoyer des douceurs, de la douceur à des milliers de kilomètres...encore meilleur... !

Par Mathilde
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